Hellfest 2018 – De retour à Clisson pour le festival de l’enfer

Hellfest 2018 – De retour à Clisson pour le festival de l’enfer

Clisson. Une petite bourgade de Loire-Atlantique de quelques 7000 habitants, connue pour son centre historique et ses ruines médiévales. Petit coin de France paisible qui se voit assiégé par une horde de metalleux avides de gros son.
Pendant trois jours, la vie des environs est rythmée par l’affluence de dizaines de milliers d’amateurs du genre, arpentant les rues en portant fièrement leurs accoutrements noirs, leur matériel de camping ou leurs caddies Leclerc remplis à ras bords de bières.
Difficile de les manquer, d’autant que leur cri de guerre (“Apérooooo”) se fait entendre à tous les coins de rue.
Tout le quartier est en fête, depuis la gare animée par une petite scène ouverte, jusqu’au désormais célèbre “rond-point à la guitare”.
Vous l’aurez compris, nous allons parler une fois de plus de la grande messe annuelle qu’est le Hellfest.

Toujours plus grand

En commençant par ce qui saute aux yeux dès l’arrivée sur le site : l’infrastructure du festival, qui n’a de cesse d’évoluer.
Gare aux moshpits douloureux ! Les pavés se sont invités face aux scènes, que ce soit aux Mainstages ou même à la Warzone. Bilan des courses, si les chutes sont sans doute moins agréables, la poussière est quant à elle tenue en respect.

En plein centre de la plaine fait son apparition un énorme bar surplombé d’une sorte de ruche crachant flammes et fumées denses au rythme des concerts avoisinants. L’enceinte du festival elle-même est aussi modernisée, les simples barrières se voyant remplacées par des remparts enduits de rouille illuminés eux-aussi régulièrement par des déflagrations.

Les écrans qui avaient déjà pris la place des décors des grandes scènes ont également pris du galon. Un confort plus qu’apprécié lors des grandes affluences, comme pendant le concert d’Iron Maiden, pour ne pas le citer.


Car vous l’aurez deviné, le site était une fois de plus surpeuplé : la barre des 180 000 festivaliers a été franchie.
Il en devient difficile de se mouvoir, et se rendre à proximité des scènes principales en soirée prend des allures de véritable expédition. Sans parler des files d’attentes interminables qui se formaient dès les premières heures de la matinée devant chaque stand de merchandising.

Sous l’océan

Autres invités de marque, les degrés Celsius (admirez la transition), venus en nombres comme l’année dernière. Heureusement, une autre installation – et pas des moindres – a vu le jour sur le site. Deux énormes portiques équipés de fontaines permettent aux festivaliers assommés par le soleil de se rafraîchir, et offrent du spectacle à ceux qui restent en retrait puisque les gouttes d’eaux projetées dessinent des messages.

Déjà les premiers noms

La foule s’arrachait comme à l’accoutumée les places pour l’édition suivante dès l’arrivée sur le site.
A noter, le petit geste de l’organisation, qui a déjà dévoilé quelques noms de la prochaine cuvée, à savoir : Manowar, Slayer (dont c’est la tournée d’adieux, pour rappel), Mass Hysteria, Dropkick Murphys et Carcass.

Mais revenons d’abord sur les concerts qui ont marqué cette édition.
TesseracT, Body Count, Parkway Drive ou encore Stone Sour mené par Corey Taylor, ont su s’imposer sur les grandes scènes.
N’oublions pas aussi le passage de A Perfect Circle qui aura définitivement marqué la première journée du festival.

Sur la Temple et l’Altar, on retiendra les prestations hautes en couleur de Nordjevel, groupe de black metal norvégien, et de Misþyrming, autres ténors du genre venus d’Islande.
Enfin, la Warzone n’était pas en reste avec les performances de The Lords of Altamont et The Bronx.

L’affiche a de tout pour plaire, et les artistes sont bien trop nombreux pour tous les citer.
Néanmoins, je me dois de donner une mention spéciale à Deftones, Sólstafir, Meshuggah et Converge.

Les rituels restent les mêmes. La course entre les différents concerts est effrénées durant ces trois jours de festival.
Les styles musicaux s’enchaînent et ne se ressemblent pas, et on repart chaque soir avec des étoiles dans les yeux et quelques ampoules bien méritées.

Après avoir photographié une quarantaine de groupes, l’aventure s’arrête déjà. Et même après neuf éditions couvertes consécutivement, on en redemande.
Donc, rendez-vous l’année prochaine pour la dixième !

Ci-dessous, les photos du festival.
Vous pouvez les retrouver en plus des comptes-rendus et photos de Fabien Pondard sur Liability Webzine.



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